Les gouvernements américain et israélien ont déclenché une nouvelle guerre au Moyen-Orient, en lançant des bombardements massifs sur l’ensemble du territoire iranien, mais aussi au sud du Liban. Ceux-ci ont fait déjà plus de 700 morts, dont 176 enfants de moins de 18 ans. Démontrant les véritables buts de cette guerre, l’État israélien occupe désormais le sud du Liban. En riposte, le régime iranien vise Israël, y faisant aussi des victimes ; cible des bases militaires américaines au Bahreïn ou aux Émirats arabes unis ; et annonce fermer le détroit d’Ormuz, crucial au commerce du pétrole. Ce périlleux engrenage est produit par la volonté des grandes puissances capitalistes de mettre l’Iran sous leur contrôle, comme tous les autres régimes de la région désormais.
Un dictateur est mort… mais la dictature est toujours vivante
Sans doute, peu d’Iraniens ont pleuré Khamenei, eux qui criaient « Mort au dictateur ! » par centaines de milliers en janvier. Mais nul ne doit oublier que les impérialistes ont négocié pendant des années, et jusqu’à ces derniers jours, avec son régime sanguinaire. Et, surtout, qui peut avoir confiance dans les bombes américaines et israéliennes pour aider un peuple à s’émanciper ? Ces bombardements, bien plus intenses que ceux de la « guerre des douze jours » de juin dernier, provoquent la peur et la sidération dans la population.
Un sanglant marchandage
L’objectif de Trump et du boucher de Gaza, Netanyahou, en décapitant le régime iranien, n’est pas de permettre aux travailleurs et à la jeunesse d’Iran de disposer de leur destin. Trump n’a d’ailleurs pas eu un mot pour les dizaines de milliers de manifestants massacrés par le régime en janvier. Trump est tout à fait prêt à conserver les bouchers que sont ces « gardiens de la révolution », auxquels il a promis l’immunité s’ils déposaient les armes.
De leur côté, les dirigeants européens ont dénoncé les bombardements « aveugles »… de l’Iran ! Macron, Starmer et Merz ont offert leurs services pour participer à des opérations « défensives » contre l’Iran. En réalité, ils ne veulent surtout pas risquer de perdre du terrain au Moyen-Orient, et se positionnent pour se partager les miettes du festin !
Sous les bombes, la colère couve toujours
Le tapis de bombes vise au moins autant à terroriser les Iraniens et, bien au-delà, tous les peuples de la région, qu’à faire tomber les têtes du régime. Mais la colère couve toujours en Iran, malgré la répression, malgré les bombes. Et c’est là que l’espoir réside, dans un embrasement populaire dirigé contre les mollahs et ceux qui rêvent de mettre en place une nouvelle dictature du fric !
Non à l’agression américaine !
Solidarité avec les travailleurs et les travailleuses d’Iran !