Au menu des hausses tarifaires du mois de mars :
– la majoration des allocations familiales, prévue auparavant dès le 14e anniversaire, est repoussée à 18 ans. Résultat, des centaines, voire des milliers d’euros perdus chaque année pour de nombreuses familles ;
– hausse des prix du tabac, jusqu’à 70 centimes sur certains paquets de cigarettes ;
– hausse du prix de la carte grise dans certaines régions, pour une moyenne nationale de 2,4 % ;
– hausse des prix du gaz de 3,93 %, le tarif moyen du kWh va augmenter de 4 % pour l’eau chaude et 5,3 % pour le chauffage ;
– instauration d’une taxe sur les petits colis internationaux de deux euros par article ; pour un colis de cinq articles, la taxe sera de 10 euros ;
– hausse des forfaits hospitaliers, qui passent à 23 euros, soit une hausse de 15 à 17 % ;
– instauration d’une taxe de 50 euros à chaque saisine du tribunal judiciaire ou des prud’hommes.
Ces hausses et nouvelles taxes s’ajoutent à l’inflation toujours vive sur les produits alimentaires, alors que le retard du pouvoir d’achat pris après le Covid n’a pas été rattrapé. Cela n’empêche pas la plupart des employeurs, en cette période de NAO, d’avancer des augmentations de salaire ridicules, à l’image de la SNCF qui a osé proposer… 0,5 % d’augmentation générale. Il est grand temps d’enclencher une lutte massive et résolue pour la défense de notre niveau de vie. Augmentation de 400 euros net pour tous et toutes ! Pas de salaire, pension ou allocation inférieur à 2000 euros net !
Michel Grandry
La « contribution pour l’aide juridique » : un nouvel impôt
L’appel à un tribunal judiciaire ou au conseil des prud’hommes était jusqu’alors gratuit. Il en coûtera désormais 50 euros. Il faudra « raquer » pour un litige à la suite de travaux, un divorce, une succession ou encore un licenciement abusif. Cette mesure avait déjà été appliquée par la loi de finances de 2011 – à l’époque, 35 euros –, puis supprimée après que les statistiques officielles avaient documenté une baisse de 13 % des saisines dans les contentieux de faible montant. Cette nouvelle taxe n’aura que des avantages pour le gouvernement : contribuer à « désengorger » les tribunaux, car 50 euros est une somme que beaucoup hésiteront à payer… et rapporter des sommes conséquentes. La population laborieuse, elle, se voit grevée d’un nouvel impôt.
Augmentation des forfaits hospitaliers : les plus précaires, premières victimes
Le forfait journalier hospitalier, qui finance les journées d’hospitalisation, passe de 20 à 23 euros par jour ; le forfait urgence passe de 19,61 à 23 euros également et le forfait de séjour en psychiatrie de 15 à 17 euros. Le gouvernement ose prétendre que ces augmentations, mises en place pour économiser 450 millions d’euros à la Sécurité sociale, seront « indolores » pour les patients. Mais ce ne sera pas le cas des 2,5 millions de personnes ne disposant pas d’une mutuelle qui devront sortir cet argent de leur poche et payer plein pot, alors qu’ils sont les plus fragiles sur le plan économique. Quant aux autres, ce ne sera qu’une affaire de délai, car les mutuelles vont bien évidemment répercuter ces hausses sur les factures…