Lundi 27 avril, à l’appel de SUD TAS (travail affaires sociales), une cinquantaine d’agentes et d’agents de l’inspection du travail en Isère et leurs soutiens se sont rassemblés devant la DDETS (Direction départementale de l’emploi, du travail et des solidarités) pour dénoncer de graves atteintes à l’indépendance de l’inspection du travail dont des contrôles du 1er mai entravés et une agression de la direction de l’inspection du travail en Isère.
Alors même que le projet visant à autoriser certains artisans de faire travailler les salariés le 1er mai a été rejeté par les marconistes eux-mêmes, le gouvernement a affirmé que les boulangers et les fleuristes verbalisés n’auront pas à payer d’amende.
Face à ce mépris, les travailleurs et travailleuses de l’inspection du travail ont voulu rappeler à toutes les entreprises et aux salariés que le 1er mai, les employeurs ne sont pas autorisés à faire travailler leurs salariés. Mais ces courriers se sont fait intercepter par la direction et lorsque trois agentes et agents sont venus demander des explications, elle a refusé tout échange, jusqu’à ce que le directeur de la DDETS agresse un agent en tentant de le faire sortir de son bureau par la force.
Alors que le 1er mai, journée internationale de lutte des travailleurs et des travailleuses, est un jour chômé et payé durant lequel les employeurs ne peuvent pas faire travailler leurs salariées, le gouvernement entretient volontairement le flou et tente même de passer en force pour banaliser le travail le 1er mai, en envisageant déjà d’étendre ces dérogations à d’autres secteurs. Mais cette situation s’inscrit dans une offensive plus large de guerre sociale que le gouvernement mène, avec une flambée des prix et des licenciements à tour de bras.
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Ce 1er mai est l’occasion de rappeler que tous nos droits viennent des luttes et que la force des travailleurs, c’est la grève. Ce sont les travailleurs et travailleuses qui font tourner cette société, pas les patrons et les actionnaires qui s’enrichissent sur notre dos. Pour faire reculer le gouvernement, il faudra des luttes massives, dans le public comme dans le privé, pour défendre nos conditions de vie et de travail.
