
Dans la nuit du 29 au 30 mai, Noahm, 19 ans, a été agressé près de la place de la République à Metz. Il rentrait d’une soirée avec ses amis quand trois personnes lui ont asséné de violents coups de pied à la tête. En état de mort cérébrale jusqu’au matin du mardi 2 juin, il est décédé des suites de ses blessures.
N’en déplaise au parquet et aux flics, qui attendent les résultats de l’enquête, le caractère homophobe de l’agression est clair : selon ses proches, les coups étaient accompagnés d’insultes homophobes et Noahm a été visé parce qu’il portait du maquillage.
Stop homophobie et Couleurs Gaies, deux associations de défense des droits des personnes LGBTQIA+, ont appelé à un rassemblement en son hommage le 2 juin, réunissant plus de 200 personnes. Peu médiatisée, la mort du jeune homme n’a été couverte que par quelques titres locaux et Mediapart, tous s’en remettant au parquet pour caractériser l’agression.
Cette attaque est un rappel brutal de l’actualité des discriminations homophobes, allant jusqu’aux pires violences. Le ministère de l’Intérieur a beau se targuer de lutter contre l’homophobie et la transphobie, les agressions continuent, tout comme les inégalités face à l’accès à l’emploi ou encore au logement. Des discriminations bien utiles au système capitaliste, qui les nourrit autant qu’il fait reposer sa domination sur les nombreuses divisions semées entre les jeunes, les travailleurs et les travailleuses ; c’est pourquoi l’émancipation de tous et toutes ne saurait se limiter aux marges qu’il tolère, mais qu’elle passera bien par son renversement !
Ce sont ces perspectives que nous appelons à affirmer dans toutes les marches des fiertés en ce mois de juin : pas d’émancipation sans révolution !
9 juin 2026,
Blaise Wright