Nos vies valent plus que leurs profits

Le capitalisme a pour seul horizon la guerre : il est urgent de le renverser

Alors que des cessez-le-feu auxquels personne ne croit se succèdent, le détroit d’Ormuz est toujours bloqué ; après le génocide à Gaza, l’armée israélienne occupe le sud du Liban et y a fait en six mois plus de 700 morts et 2 000 blessés. Un état de guerre permanent s’installe dans de nombreuses régions du monde en particulier au Moyen-Orient, enfonçant toujours plus de peuples dans le chaos.

Pendant ce temps, les capitalistes profitent de la guerre

Au mois de mars, TotalEnergies a acheté tous les chargements disponibles de pétrole brut produit par les Émirats arabes unis et Oman. Bilan de cette opération spéculative : plus d’un milliard de dollars de profits. La hausse des prix du pétrole annonce les plus grands profits pour les multinationales de l’or noir. Aux États-Unis, les proches de Trump investissent dans la production de drones. Et partout dans le monde, les industriels de l’armement se frottent les mains devant leurs carnets de commandes bien pleins. En France, Safran se félicite de son chiffre d’affaires en hausse, plus de 31 milliards d’euros pour 2025, Dassault de la commande de 100 de ses Rafale par l’Ukraine.

Pour les peuples et les travailleurs : des bombes et la misère

Selon le dernier rapport du Fonds monétaire international, « près de 45 % de la population mondiale vit dans des pays touchés par des conflits ou des guerres civiles ». Avec la rupture des chaînes d’approvisionnement de l’énergie, les cours flambent et certains pays rationnent l’électricité. Alors que l’approvisionnement en engrais est touché, la crise alimentaire menace de nombreuses régions du monde avec une hausse des prix de l’alimentation. Les pays les plus riches ne sont pas épargnés : aux États-Unis, en mars, l’inflation a atteint 3,3 % sur un an.

Sur la période 2020-2024, la moitié des pays dans le monde a augmenté son budget militaire. Conséquences : des profits record pour les marchands de canons, mais des coupes dans les budgets sociaux et des attaques contre les classes populaires.

Ils ont des milliards, nous sommes des millions !

Tant que nous restons l’arme au pied, la classe capitaliste en profite pour nous imposer ses priorités : ses propres profits, qui passent par mettre la planète à feu et à sang, réduire toujours plus les salaires de celles et ceux qu’elle exploite et dégrader leurs conditions de travail et de vie. Ou licencier massivement, comme Stellantis qui vient d’annoncer la fermeture de l’usine de Poissy en région parisienne. Mais tous ensemble, nous avons la force de nous faire craindre. Par des grèves, comme il y en a eu pour réagir contre les augmentations dérisoires annoncées suite aux négociations annuelles obligatoires (NAO). Par des manifestations, dont la portée peut être internationale. Aux États-Unis, les manifestations « No Kings » contre Trump ont réuni plus de 8 millions de personnes. En Israël, les manifestations montrent que l’opposition à la guerre sans fin menée par le gouvernement de Netanyahou existe parmi la population.

Dans la situation ouverte par la guerre impérialiste au Moyen-Orient, prendre des initiatives est essentiel. C’est pourquoi, le rassemblement du 17 avril dernier à Paris appelé par le Parti des travailleurs, le NPA-Révolutionnaires et l’UCL et auquel se sont joints Lutte ouvrière et Révolution permanente, aussi modeste soit-il, est un premier pas. Avec 500 personnes rassemblées pour dénoncer la guerre et notre propre impérialisme, et une prochaine réunion prévue cette semaine, ce cadre unitaire est peut-être la possibilité d’initiatives de plus grande ampleur pour les semaines qui viennent.

Et déjà, le 1er mai. Lors de la journée internationale de lutte du mouvement ouvrier, que le gouvernement Macron prétendait encore une fois attaquer, soyons nombreux dans la rue pour dénoncer les guerres impérialistes dont notre gouvernement est complice, et leurs conséquences pour les peuples à travers le monde.

Editorial du NPA-Révolutionnaires du 20 avril 2026

 

 

[Télécharger l’éditorial au format ODT]

[Télécharger l’éditorial au format PDF]