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Loi Yadan bis : à quoi va-t-elle ressembler ?

Après le piteux retrait par le gouvernement du projet de loi Yadan, assimilant notamment antisémitisme et antisionisme et qui avait suscité une pétition de protestation recueillant plus de 700 000 signatures, Aurore Bergé, la ministre déléguée chargée de la lutte contre les discriminations, a organisé une consultation des groupes parlementaires, d’instances consultatives (Commission nationale consultative des droits de l’homme et Défenseur des droits) et d’associations diverses pour élaborer un nouveau projet. D’où il ressort que, dans la nouvelle mouture, le texte s’appliquerait à toutes les formes de racisme, et non plus au seul antisémitisme, que les propos racistes dans la presse ou sur les réseaux sociaux pourraient être plus sévèrement réprimés et celles et ceux qui les tiennent susceptibles d’être déclarés inéligibles, etc. Fort bien. Sauf qu’il existe déjà tout un arsenal de lois sur la question qui ne sont pas systématiquement appliquées par manque de volonté politique, toute une partie de la classe politique étant gangrenée elle-même par des idées racistes ou xénophobes. Et une nouvelle loi ne changera pas grand chose à cette situation.