Nos vies valent plus que leurs profits

Armement : des chiffres d’affaires en hausse et des profits accumulés

« Personne par la guerre ne devient grand », sauf les profits. Les coffres-forts des marchands de canons débordent, nourris par les guerres, l’augmentation générale des tensions et le réarmement. Pour le fleuron du secteur, Dassault aviation, c’est 7,4 milliards de chiffre d’affaires, une augmentation de 19 %, Safran affiche +15 % et 31 milliards, Airbus Defense and Space 13 milliards et NavalGroup 4,6. On imagine les profits en proportion. Avec les carnets de commandes, ce sont les cadences qui augmentent. Gavés d’aides et de commandes publiques, boostés par une exploitation toujours plus forte des travailleurs, les géants de l’armement accumulent des fortunes dont manquent cruellement l’hôpital et l’éducation.

Et la tendance n’est pas près de s’inverser. Le groupe Thalès a publié le 21 avril ses résultats du premier trimestre 2026 avec un chiffre d’affaires de 5,3 milliards d’euros (+7,2 %). Ses commandes sont portées principalement par le secteur de la défense (2,2 milliards), en augmentation de 71 % par rapport à 2025. Et cela grâce à la signature de sept contrats à plus de 100 millions d’euros, dont celui portant sur la livraison de systèmes de défense aérienne au Danemark.

Marinette Wren et Hugo Despres