Légère cacophonie à la direction du Rassemblement national concernant l’éventuelle taxation des cinq milliards de sur-profits engrangés par TotalEnergies depuis le début de la crise pétrolière. Quelques heures avant de se retrouver à Mâcon (Saône-et-Loire) pour une « Fête de la Nation » les deux têtes du parti d’extrême droite ont affiché des positions quelque peu divergentes sur la question. Invité de BFMTV, Jordan Bardella s’est dit très mesuré à l’égard d’un tel mécanisme, expliquant, en résumé, qu’inventer « des taxes et des impôts dans un pays qui a 46 % de prélèvements obligatoires » n’était pas sa « priorité. ». Moins de dix minutes plus tôt, sur les réseaux sociaux, Marine Le Pen affirmait que pour elle, « il est normal que les pétroliers contribuent à l’effort national par une taxation exceptionnelle sur les surprofits » qu’ils ont réalisés. Il s’agit d’une « mesure de justice sociale, que nous défendons depuis des années », a-t-elle poursuivi en relayant une vidéo de 2024, dans laquelle elle exprimait déjà la même position. Mais en fait ce n’est pas très grave. Car si demain il arrive aux affaires le Rassemblement national n’aura qu’un seul programme économique : celui que lui dicteront les patrons.