Nos vies valent plus que leurs profits

SNCF Annemasse : grèves pour l’embauche et contre la vie chère

Démarré au mois de novembre au technicentre d’Annemasse, un mouvement d’un ou deux jours de grève, faisant participer jusqu’à 60 % de l’effectif, s’est maintenu jusqu’en mars. Les revendications : trois embauches et 300 euros de prime de vie chère. La direction a fini par céder sur l’ouverture de trois postes (qu’elle a appelé « postes en sureffectif » !). Mais rien sur nos revenus, si ce n’est, fin mars, une revalorisation de la part fixe de la prime dite de « performance globale », passant de 40 à 75 euros mensuels.

Nous avons alors décidé de reprendre le mouvement, en l’élargissant à tous les collègues qui touchent cette prime. Objectif : 300 euros de part fixe ! Après une journée de grève le 24 avril et un préavis déposé pour le 4 mai, la direction a revu sa copie et propose finalement une revalorisation de la part fixe à 100 euros. Nous nous sommes réunis en assemblée générale et avons finalement décidé d’accepter cette proposition, pour deux raisons principales :
– pour que la direction ne puisse pas diviser les services, les collègues de la traction étant préoccupés en ce moment par les roulements ;
– il nous a semblé stratégique d’entériner cette première victoire et de laisser la possibilité d’une nouvelle mobilisation.

Bien que le résultat soit inférieur à notre revendication initiale, ces 60 euros mensuels d’augmentation et le renforcement de la part fixe de cette prime sont ressentis comme une victoire par tous les collègues.

Nous nous concentrons maintenant sur la mobilisation du 10 juin et avons déjà prévu un repas après l’AG pour fêter la réussite de notre mouvement !

Correspondant