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Macron discourt sur l’antisémitisme, mais sous-estime les autres formes de racisme

Lors de l’inauguration d’une statue du capitaine Alfred Dreyfus devant la Cour de cassation à Paris à l’occasion du 120e anniversaire de sa réhabilitation, Macron a appelé à lutter contre l’antisémitisme et a demandé aux municipalités d’apposer des plaques commémoratives portant les noms de ceux qui sauvèrent des Juifs perdant la guerre. Il a déclaré : « Il est temps désormais que sur chaque maison, chaque immeuble, chaque lieu où des Juifs furent abrités, hébergés et sauvés soient apposés les noms des Justes qui les sauvèrent de la barbarie nazie. » Et de constater : « Nous savons que les vieux démons de l’antisémitisme n’ont jamais totalement disparu de notre pays. » Sur ce point, nul ne peut le contredire. Toutefois, au cours des dernières années, si on l’a entendu sur la lutte contre l’antisémitisme, il a passé largement sous silence celle contre le racisme anti-noir, anti-musulman et anti-migrants. Et pour cause. Ce racisme a été, et est toujours, largement entretenu par un certain nombre de ministres dans les différents gouvernements qu’il a adoubés et parmi les parlementaires qui le soutiennent.