Les députés ont décidé de réduire la durée de l’allocation chômage en cas de rupture conventionnelle. Avec comme objectif de faire des économies en rognant sur les droits des salariés. Ces ruptures conventionnelles permettent à un employeur et un salarié de rompre un CDI à l’amiable et au salarié de toucher des allocations chômage. Ce sont ces dernières qui vont être rabotées. Cette durée sera fixée à 20,5 mois pour les plus de 55 ans contre 22,5 mois actuellement pour les 55-56 ans, et 27 mois à partir de 57 ans. Cette loi est la transposition d’un accord sur le sujet conclu entre les organisations patronales d’une part, la CFDT, la CFTC et FO de l’autre. Une fois de plus des bureaucrates syndicaux marchent main dans la main avec le patronat pour porter atteinte aux droits des travailleurs. Au cours des débats, la députée écologiste Sophie Taillé-Polian a souligné que nombre de ruptures conventionnelles sont « en réalité des licenciements déguisés, utilisés par les employeurs pour se débarrasser d’un salarié sans motif et sans risque d’être mis devant les prud’hommes ». Un rappel salutaire…