Après deux ans de procédure, les juges d’instruction parisiens ont ordonné un non-lieu général en faveur des 14 militants kanak de la Cellule de coordination des actions de terrain, dont leur leader Christian Tein, accusés d’être les commanditaires des émeutes qui avaient secoué l’archipel du Pacifique en mai-juin 2024. Lors de ces violences, en lien avec la réforme du corps électoral, 14 personnes, dont deux gendarmes, avaient été tuées, des centaines d’autres blessées et les dégâts matériels estimés à plus de 2 milliards d’euros. Les militants avaient été transférés de force en Métropole dans des conditions indignes, avaient passé plusieurs mois en prison puis en résidence forcée. Le parquet de Paris, représentant de fait du pouvoir colonial, a indiqué faire appel du non-lieu. Quant au gouvernement, il n’a retenu aucune leçon de cette affaire et tente toujours de passer en force en refusant de discuter de l’avenir de la Kanaky avec les représentants du peuple kanak.