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Annecy (Haute Savoie) : la mairie a tenté d’étouffer une affaire de viol

L’affaire remonte au 4 juin dernier. Ce jour là un journal local, L’Essor savoyard publie en une le témoignage d’un homme accusant de viol le premier adjoint au maire. À peine le  numéro de cet hebdomadaire était-il en vente que des membres de l’équipe municipale  se sont rués sur les kiosques et les librairies pour acheter des centaines de numéros. L’Essor Savoyard, qui s’écoule généralement à 2 000 exemplaires, a alors enregistré un record de vente de + 50 %, soit 1 000 exemplaires supplémentaires. Trouvant le fait surprenant les responsables du journal, appuyés par Reporters sans Frontières, se sont alors livrés à une enquête de plusieurs semaines qui les a conduits à découvrir le pot aux roses. Les buralistes de la ville ont raconté leur surprise lorsqu’ils ont vu affluer soudainement de mystérieux clients achetant 20, 50 voire 200 exemplaires de l’hebdomadaire. L’ONG et le journal dénoncent aujourd’hui une « opération de censure grossière et mal ficelée », dont l’objectif était « d’étouffer une affaire de viol mettant en cause un élu : une information d’intérêt public ». Quant au premier édile de la cité, l’ancien ministre macroniste Antoine Armand, il a démenti l’affaire… tout en retirant ses responsabilités à son premier adjoint. Une forme d’aveu…