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Macron et l’immigration : encore un effort

Emmanuel Macron a étrillé en termes fort peu diplomatiques la décision du Parlement européen d’instaurer des « hubs de retour » pour les migrants en situation irrégulière, c’est-à-dire la possibilité de les envoyer dans des centres de détention situés dans des pays hors Union européenne. Il a estimé que cette mesure est contraire « aux principes fondamentaux sur lesquels notre Europe s’est construite ». Et d’ajouter : « Je suis en désaccord à la fois d’un point de vue pragmatique et principiel. » Avant de s’interroger : « Dans quel monde vit-on ? » Une indignation tout à fait légitime mais qui serait plus crédible si pendant ses deux quinquennats les obligations de quitter le territoire français (OQTF) ne s’étaient pas multipliées, des centres de rétention administrative pour étrangers en situation irrégulière n’avaient pas été construits un peu partout et si chaque jour des campements de migrants n’étaient pas vandalisés par la police. Et à la question : « Dans quel monde vit-on ? » on peut répondre un monde basé sur l’exploitation, la misère et les inégalités, avenant pour les riches et dur pour les pauvres, au premier rang desquels les migrants.