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Équipe de France de football : Zemmour lave plus blanc

Éric Zemmour, le président du parti d’extrême droite Reconquête, a estimé dans un entretien à Sud Radio que l’équipe tricolore au mondial « ne représente pas vraiment toute la France », mais surtout « la banlieue et l’immigration arabo-musulmane ». Et d’ajouter : « Je pense que des Français sont gênés par l’image que donne cette équipe de France. » Rien de très nouveau pour les tenants d’un racisme d’un autre âge. Car il y a bien longtemps que les principales équipes de foot à travers le monde reflètent la diversité de la société dans laquelle elles évoluent, c’est-à-dire une société multiculturelle, multi-religieuse et multiraciale. Et seuls des attardés mentaux peuvent s’en offusquer. En 1958 déjà, l’extrême droite fustigeait la présence des « ritals »(Roger Piantoni, Bernard Chiarelli) et des « pollacks » (Raymond Kopa, Maryan Wisniewsky) dans la sélection française qui avait réussi à se hisser pour la première fois en demi-finale d’un Mondial en Suède. Lors de l’Euro 1996, le leader du Front national, Jean-Marie Le Pen, s’amusait à égrener les noms des joueurs qu’il ne jugeait pas assez « français ». Rien de très nouveau donc sous le soleil des imbéciles.