Nos vies valent plus que leurs profits

Cuba : l’impérialisme américain accélère son offensive sur fond de réformes pro-patronales de Diaz-Canel

L’impérialisme américain accélère son offensive contre Cuba et tout ce qui a été mis en place pour la population depuis la révolution de 1959. Le 1er mai, Trump a lourdement aggravé les sanctions économiques et financières. Actuellement, l’île se retrouve dans son pire état depuis le début de la crise. Le blocus pétrolier, qui s’ajoute à l’embargo en vigueur depuis 1962, a mis les services publics à l’arrêt. Les pannes d’électricité s’étendent sur plusieurs jours, au point même d’impacter le fonctionnement des pompes hydrauliques, perturbant ainsi l’accès à l’eau. Les travailleurs cubains souffrent aujourd’hui de faim et de pénurie extrême.

Washington veut saigner l’île pour forcer le renversement du Parti communiste cubain (PCC) et imposer ainsi son propre personnel politique fidèle à ses intérêts.

Il y a quelques semaines, parallèlement aux sanctions, des négociations avaient été entamées entre les dirigeants cubains et des représentants de l’administration Trump. Une situation qui n’est pas étrangère aux mesures du président cubain, Miguel Diaz-Canel, qui a annoncé un plan de 176 « réformes » qui bouleverseraient la société en faveur de ce que réclame l’impérialisme : par exemple la transformation possible de toutes les entreprises d’État en sociétés par actions, l’autorisation d’achat de terre, d’investissements dans l’immobilier ou d’implantation de banques privées. Enfin, l’État cubain s’engagerait à payer la dette extérieure.

Une série de mesures qui vont menacer les conditions de vie et de travail des ouvriers et paysans, facilitant ainsi le retour en force du capital privé, et les profits des entreprises qui investissent.

Malgré ces gros cadeaux concédés par les dirigeants cubains, Trump n’a pas cédé d’un pouce. Constatant l’affaiblissement du gouvernement, il en profite pour tourner le couteau dans la plaie, en annonçant que ces mesures n’étaient que « des écrans de fumée ». Washington a émis un nouveau décret le 30 juin, accentuant les sanctions, ciblant particulièrement les dirigeants du PCC et annonçant des mesures pour aider au développement des forces politiques pro-impérialistes sur le sol cubain.

Avant la révolution de 1959, Cuba était dirigé par des truands qui avaient fait de l’île un immense casino pour le divertissement des riches nord-américains. Est-ce l’avenir dont Trump et son ministre des Affaires étrangères, Marco Rubio, lui-même issu d’une famille de réfugiés cubains, rêvent pour le pays ? Derrière l’action internationale de Trump, les affaires de l’immobilier ne sont jamais bien loin.

Les travailleurs cubains ont besoin de tout notre soutien pour faire face à l’offensive menée par l’impérialisme américain. Seule la lutte des travailleurs à Cuba et dans le monde permettra de lever le blocus et de trouver une issue où les intérêts de la classe ouvrière s’imposent !

D.G.