Nos vies valent plus que leurs profits

Le Haut Conseil pour le climat tire la sonnette d’alarme… une fois de plus

Les récentes canicules ont montré à l’ensemble de la population que le gouvernement n’avait pratiquement rien prévu alors que le changement climatique est annoncé par les scientifiques depuis plusieurs décennies. C’est le même constat que vient d’effectuer le Haut Conseil pour le climat dans son dernier rapport, particulièrement alarmant. Dix ans après la signature de l’Accord de Paris, il juge les politiques publiques mises en œuvre notoirement « insuffisantes » et appelle à amplifier la baisse des émissions de gaz à effet de serre, à mieux financer l’adaptation de la société au réchauffement et à éviter que les retards climatiques n’aggravent les inégalités sociales. Nobles recommandations qui ont peu de chance d’être suivies d’effets. Pour lutter contre le réchauffement, le gouvernement se contente de créer des structures aux noms ronflants (plan national d’adaptation au changement climatique, programmation pluriannuelle de l’énergie, projet de stratégie nationale bas-carbone…) mais, dans le même temps, déroule le tapis rouge aux principaux pollueurs (TotalEnergies, groupe CMA CGM) et aux groupes bancaires qui investissent massivement dans les énergies fossiles (genre BNP Paribas). Une politique qui pave la voie à de nouveaux désastres climatiques.