Nos vies valent plus que leurs profits

Le capitalisme c’est la guerre : pour avoir la paix, il faut le renverser

Les bombardements contre l’Iran ont repris depuis plus d’une semaine malgré la trêve signée le 17 juin dernier sous les ors du château de Versailles. Après avoir tué 168 personnes, dont une majorité d’enfants, en bombardant l’école de Minab en mars dernier, l’armée américaine a visé cette fois un hôpital pédiatrique.

Cessez-le-feu ou pas, les Palestiniens de Gaza subissent toujours une pluie de bombes israéliennes et un blocus génocidaire, quand ceux de Cisjordanie et de Jérusalem sont victimes des exactions de colons d’extrême droite encouragés par l’État sioniste. Les populations du Liban du Sud font les frais d’une occupation militaire israélienne soutenue par les États-Unis qui a déjà fait des milliers de victimes parmi les plus pauvres, lesquels sont toujours les plus exposés.

La guerre continue de faire rage en Ukraine malgré la reprise de pourparlers depuis maintenant un an et demi. Les civils russes et ukrainiens subissent des frappes aériennes de longue portée qui visent les infrastructures essentielles. Quant aux soldats qui crèvent par centaines dans les tranchées, ils se battent maintenant pour quelques kilomètres carrés du tracé d’une future frontière qui ne tiendra aucun compte des aspirations des peuples mais départagera le rapport de forces entre États occidentaux et russe au profit de leurs groupes capitalistes.

Leurs guerres, nos morts

Cet emballement guerrier n’est pas seulement le résultat de choix politiques de dirigeants comme Poutine, Trump ou Netanyahou. Certes, ces brutes sont prêtes à sacrifier des peuples, y compris les leurs. Mais, comme leurs prédécesseurs (et comme leurs successeurs si nous n’y mettons pas un terme), ils défendent les intérêts sonnants et trébuchants des grands groupes capitalistes de leurs pays.

Trump et Poutine ont mis la question des terres rares comme préalable aux négociations sur l’Ukraine. Le contrôle du détroit d’Ormuz, par lequel transite plus de la moitié des hydrocarbures qui alimentent la Chine, principal concurrent des États-Unis, est au cœur de la tentative d’extorsion américaine contre l’Iran. Et si l’État d’Israël conserve son permis de tuer malgré le dégoût que sa politique génocidaire inspire dans le monde entier, c’est parce qu’il œuvre pour le maintien de la domination américaine sur le pétrole du Moyen-Orient.

L’ennemi est dans notre propre pays

À la tête de pays toujours impérialistes mais devenus secondaires, Macron et Merz voudraient se faire passer pour de doux agneaux, forcés de se réarmer pour tenir tête à Poutine d’un côté et gagner en indépendance face à Trump de l’autre. Ce sont des mensonges. Les marchands d’armes français et allemands, Dassault, Thalès ou Rheinmetall engrangent des bénéfices records, qui augmentent encore plus vite que les budgets militaires. Cette accumulation sans précédent d’armes de destruction massives, qu’on a vues parader le 14 juillet, ne défendra personne, si ce n’est les profits capitalistes. Ces armements sont déjà mobilisés pour appuyer l’offensive américaine contre l’Iran et pour maintenir des bases militaires dans les anciennes colonies d’Afrique.

Comme Trump et Poutine, Macron ou son successeur, quel qu’il soit, sera prêt à toutes les exactions pour défendre les intérêts des Dassault, Total ou Orano. Le capitalisme transforme régulièrement la concurrence économique en guerres sans fin, dont les éventuels cessez-le-feu ne sont qu’une trêve entre deux massacres. Les bombes tombent aujourd’hui sur la tête de peuples de pays pauvres. Mais la période de montée militariste est propice à ce que partout, et un jour ici aussi, la guerre économique tourne à la guerre tout court. Les travailleurs d’ici ont beaucoup plus en commun avec les travailleurs d’Iran, de Palestine, de Russie ou d’Ukraine qu’avec les Bolloré, les Peugeot ou les Mulliez. À la jungle capitaliste qui vire à la guerre de tous contre tous, opposons la solidarité des travailleurs et travailleuses du monde entier !

Éditorial du NPA-Révolutionnaires du 20 juillet 2026

 

 

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