Outre-Atlantique, comme ici, la hausse des prix de l’énergie est le principal moteur de l’inflation depuis le début de l’année et le pouvoir d’achat l’une des principales préoccupations de la population, à tout juste trois mois des élections de mi-mandat, prévues en novembre. Un nombre grandissant d’électeurs rendent Trump responsable de cette situation. Ce dernier a donc tenté d’allumer un contre-feu en faisant mine de s’emporter contre la hausse des prix du carburant à la pompe. Il faut dire qu’ExxonMobil et Chevron, les deux principales compagnies pétrolières américaines, ont annoncé une envolée de leurs profits au deuxième trimestre. ExxonMobil a multiplié par deux son bénéfice sur la période, à 14,5 milliards de dollars (12,6 milliards d’euros) et son concurrent Chevron a quant à lui dégagé 12,1 milliards de dollars (10,51 milliards d’euros) , cinq fois plus qu’un an plus tôt. Pour Trump, les pétroliers font « trop d’argent » et devraient baisser les prix. Un vœu pieux démagogique, d’autant qu’il a exclu toute taxation de leurs super-bénéfices. Comme Macron en France…