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À Montréal, le terrorisme masculiniste tue encore !

Le matin du lundi, 22 juin, la ville de Montréal au Québec a été frappée par une attaque terroriste d’extrême droite, un jeune homme a ouvert le feu, faisant plusieurs victimes. Il était membre de la mouvance incel (« involuntary celibates » ou « célibataires involontaires »), autrement dit, il se voyait comme victime des femmes et les considérait comme responsables de son malheur.

Ce passage à l’acte, par le terrorisme, n’est pas le premier. Le Canada est particulièrement victime de ces actes dès la fin des années 80 avec l’attentat de l’école polytechnique de Montréal où 14 femmes avaient été assassinés par Marc Lépine qui disait alors : « Les féministes ont toujours eu le don de me faire rager. Elles veulent conserver les avantages des femmes […] tout en s’accaparant de ceux des hommes. » En France, plusieurs menaces ou tentatives de passage à l’acte ont déjà eu lieu : tentative d’attentat au couteau par un homme de 18 ans en juillet 2025, menace d’attentat suicide contre le planning familial ou harcèlement de masse contre des militantes féministes.

Par contre, alors que la DGSI déclare s’inquiéter de la montée en puissance de la mouvance incel, il faut bien rappeler que les violences contre les femmes, ancrées dans la plupart des sociétés hier comme aujourd’hui ne se limitent pas aux mouvances masculinistes mais sont bel et bien parties prenantes du système capitaliste qui s’appuie sur celles-ci pour mieux exploiter les travailleuses et… les travailleurs.

Jimmy Vasseur