Depuis maintenant bien longtemps le Rassemblement national ne cachait pas son dédain, voire son mépris, pour les travaux du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec) qui n’a cessé d’alerter sur le réchauffement climatique et ses conséquences catastrophiques pour la planète. En 2023, Marine Le Pen jugeait ces prévisions « excessivement alarmistes » tout en dénonçant une écologie « répressive ». À se demander si ces experts n’avaient pas tout inventé pour faire plaisir aux écolos. Des propos repris par l’ensemble des élus et des cadres du parti. Un discours qui est d’ailleurs commun à l’extrême droite internationale, Trump en tête. Mais en plein épisode de chaleur extrême, le RN vient de tourner sa veste. C’est de saison ! Il accuse maintenant le gouvernement d’imprévoyance et d’impréparation en lui reprochant de n’avoir jamais vraiment prêté attention… aux travaux du Giec. Le week-end dernier le vice-président du parti, Sébastien Chenu, a repris ce thème notamment sur TF1 et sur France 3 en déclarant : « On a le sentiment que ces hausses de chaleur dégringolent sur le gouvernement comme si elles n’étaient pas attendues. Je vous rappelle que le Giec, dont on nous donne les conclusions régulièrement, les prévoit depuis très longtemps. ». Mais il est probable que ce changement de pied du RN ne durera que le temps… d’une vague de chaleur. Car ce ne sont pas les lepénistes qui varient, c’est la météo…