Contrairement à Paris intra-muros où la fête de la musique a finalement battu son plein, dans plusieurs villes de banlieue parisienne – comme à Ivry-sur-Seine ou Nanterre – les organisateurs ont décidé d’annuler plusieurs événements associatifs ou fêtes locales sur « recommandation préfectorale »… La chaleur serait-elle donc moins dangereuse à Paris qu’en banlieue ?
Prompts à annuler les événements festifs, les pouvoirs publics ont souvent assorti cela du conseil de « restez chez vous ». Un conseil certainement plein de bon sens pour ceux disposant d’une maison fraîche, d’un jardin ombragé ou d’une climatisation. Mais pour beaucoup de familles de travailleurs, les logements mal isolés se transforment en étuves dès les premières heures de la journée, sans même parler de la promiscuité. Une situation qui n’est pas sans rappeler les témoignages pendant le Covid d’artistes ou d’intellectuels vantant les délices du confinement depuis leur maison secondaire à la campagne…
Pour l’ouverture gratuite à tout le monde de lieux climatisés comme les centres commerciaux, les cinémas ou les musées, on repassera par contre.
Et si la canicule était suffisamment dangereuse le week-end pour annuler des évènements festifs en plein air, elle ne semble tout plus constituer un risque suffisamment grave le lundi pour justifier de ne pas travailler… au vu du nombre de chantiers, de bus ou de cuisines qui continuent à fonctionner malgré des températures avoisinant les 50 degrés par endroit. « Restez chez vous »… mais le travail d’abord !
Boris Leto