Nos vies valent plus que leurs profits

États-Unis : Elon Musk, tueur de coûts… et de travailleurs

Donald Trump a nommé son ami Elon Musk à la tête d’un futur ministère « de l’efficacité gouvernementale ». Son objectif : réduire d’environ un tiers le budget fédéral américain qui s’élève à 6 750 milliards de dollars (6 115 milliards d’euros). Le milliardaire est connu pour les méthodes musclées qu’il applique dans ses entreprises pour baisser les coûts et augmenter la productivité à n’importe quel prix. Par exemple, dans les usines Tesla de Reno (Nevada) et de Fremont (Californie) des systèmes de sécurité ont été supprimés car ils ralentissaient les chaînes de montage. Résultat : le taux d’accident y est désormais supérieur de 30 % à la moyenne de l’industrie automobile. Idem dans l’usine allemande de Berlin qui subit le même régime avec à la clé cadences infernales, explosion des accidents du travail, interdiction des syndicats… Quant aux salariés de l’entreprise spatiale Space X, à Brownsville (Texas), ils endurent un taux d’accidents sept fois plus élevé que la moyenne de l’industrie spatiale américaine, avec à la clé membres écrasés, électrocutions et amputations. De plus, selon l’agence de presse américaine Reuters, 600 accidents du travail n’auraient pas été déclarés par l’entreprise. Mais Musk ne risque pas grand-chose car les pénalités à payer lors d’accidents, y compris en cas de décès, sont dérisoires. Une goutte d’eau dans une mer de profit.