Une des premières actions de Trump à son arrivée au pouvoir a été l’instauration de droits de douane tous azimuts qu’il a baptisé, en avril dernier, lors d’une cérémonie de signature à la Maison-Blanche, de « jour de la libération ». Neuf mois plus tard le constat est amer. Alors qu’il promettait de « faire revenir en force, les emplois et les usines dans le pays », les derniers chiffres publiés par son propre ministère du Travail prouvent le contraire. Sous Trump, l’économie a créé dix fois moins d’emplois que sous son prédécesseur, Joe Biden. Le secteur manufacturier, celui-là même qu’il prétendait vouloir soutenir grâce à ses taxes sur les importations, perd des emplois chaque mois. On compte en décembre 67 000 emplois de moins qu’au moment de l’imposition de ces taxes, ce qui est l’exact inverse de la promesse faite en avril. De mai à novembre, le nombre net d’emplois créés s’est élevé à 119 000, soit seulement 17 000 par mois contre une moyenne de 178 042 par mois sous Biden. Plusieurs mois ont même enregistré des pertes nettes d’emplois. De plus l’inflation sur les prix des produits alimentaires a bondi de 1,8 % à plus de 3,1 % depuis le début de l’année. En fait si le nationalisme économique de Trump a profité à une partie de la grande bourgeoisie, les classes populaires dans leur ensemble ont été les grandes perdantes.