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Ivry-sur-Seine : le préfet du 94 veut interdire une banderole dénonçant le génocide en Palestine

Nous étions plus de 250 rassemblés mercredi 3 septembre sur le parvis de l’hôtel de ville à l’initiative de la mairie PCF d’Ivry-sur-Seine. Comme dans d’autres villes de banlieue parisienne, le préfet du Val-de-Marne a lancé en juin une procédure judiciaire pour obliger la mairie à retirer une banderole exposée sur la façade de l’hôtel de ville. Et pour cause : la banderole affirme « Stop au génocide, à l’annexion des territoires palestiniens et à tous les crimes de guerre ! ». S’en est trop pour un gouvernement aligné sur Netanyahou et son offensive meurtrière à Gaza.
Le tribunal administratif a donné raison au préfet, le 22 août, dans une décision contestée en appel par la mairie. Non content, le préfet a refait une démarche quelques jours plus tard pour accélérer l’exécution du jugement en obtenant du tribunal une astreinte de 1 500 euros par jour tant que la banderole resterait accrochée.

Décidé à tenir tête… sans se mettre dans l’illégalité, le maire, Philippe Bouyssou, a décidé de retirer la banderole… pour la remplacer par une nouvelle portant des messages identiques, en relayant les alertes de l’ONU sur l’état de famine et de génocide à Gaza.

Lors du rassemblement, le NPA-Révolutionnaires s’est exprimé pour soutenir la mairie face à ce nouvel épisode de répression contre les voix qui s’expriment en soutien au peuple palestinien. Macron prétend reconnaître l’État palestinien, mais continue de faire la chasse à toutes celles et tous ceux qui s’indignent du sort de sa population.

Contre ce génocide et la politique coloniale d’Israël, la mobilisation doit s’intensifier. À l’exemple de l’Australie, où les plus grosses manifestations depuis deux ans ont eu lieu cet été, avec plus de 300 000 manifestants à deux reprises les 3 et 24 août.

La situation en Palestine fait partie des éléments de la colère qui doit s’exprimer le 10 septembre.

Correspondant