Nos vies valent plus que leurs profits

La chanteuse Aya Nakamura « brûle » une banderole raciste en plein concert

La chanteuse franco-malienne Aya Nakamura a donné le coup d’envoi de son premier concert au Stade de France en « brûlant » sur scène une banderole raciste. Celle-ci avait été brandie par Les Natifs, un groupe d’extrême droite, pour protester contre sa participation à la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Paris. L’artiste est apparue dans un cercle de feu, dont les flammes sur l’écran consumaient une pancarte, sur laquelle était écrit « Y a pas moyen Aya, ici c’est Paris, pas le marché de Bamako ». Une référence à son tube Djadja et à sa ville de naissance au Mali. Sur son site, le groupuscule identitaire regrettait de « remplacer l’élégance française par la vulgarité, africaniser nos chansons populaires et évincer le peuple de souche au profit de l’immigration extra-européenne ». Ces commentaires racistes ne devraient guère avoir d’influence sur le public de l’artiste qui pourrait, au total, réunir plus de 200 000 spectateurs lors de ses trois concerts.