Nos vies valent plus que leurs profits

L’intelligence artificielle « éthique » est mal barrée

À l’issue du sommet sur l’IA, qui vient de se dérouler à Paris, 58 pays dont la Chine, la France, l’Inde ainsi que l’Union européenne et l’Union africaine, ont signé une déclaration pour une IA « ouverte, inclusive et éthique ». Quand on voit le salut nazi d’Elon Musk, un des principaux capitalistes de ce secteur, on croit rêver. Et nombre d’États signataires, à commencer par la Chine et l’Inde, ont une conduite qui n’a pas grand-chose à voir avec l’éthique. Non seulement ces deux pays emprisonnent systématiquement leurs opposants mais Pékin a ouvert des camps de travail forcé où les détenus sont traités – notamment les Ouïghours – comme des esclaves. De son côté le Premier ministre indien, Narendra Modi, au pouvoir depuis dix ans, est un nationaliste hindou fanatique qui a organisé des pogroms contre la minorité musulmane. Quant aux pays dits « démocratiques », notamment ceux de l’Union européenne, ils sont responsables de la mort de milliers de migrants à leurs frontières. Sûr qu’avec eux l’IA sera « fermée, excluante et immorale ».