Nos vies valent plus que leurs profits

Palestine

Plusieurs ONG, dont la Fédération internationale pour les droits humains (FIDH), la Ligue des droits de l’homme (LDH) et l’Association France Palestine Solidarité ont annoncé avoir déposé plainte avec constitution de partie civile contre deux soldats franco-israéliens, qu’elles accusent d’ « exécutions sommaires » de civils dans la bande de Gaza. Ils appartiennent à un groupe d’élite de snipers, dénommé « Unité fantôme », que l’on voit sur des vidéos tirer sur des civils gazaouis non armés aux abords de deux hôpitaux, al-Nasser et al-Quds à Khan Younès. Les faits dénoncés se sont déroulés entre novembre 2023 et mars 2024. Ces crimes sont susceptibles de revêtir non seulement la qualification de crimes de guerre, mais aussi de génocide et autres crimes contre l’humanité. Les ONG précisent que leur plainte ne concerne pas seulement ces deux soldats mais toute la chaîne de commandement.

« La perte d’une vie humaine ne signifie plus rien. (…) Vous savez que ce n’est pas juste (…), lorsque les commandants ici deviennent des justiciers. Gaza est un univers parallèle (…) on ne s’arrête même plus pour réfléchir. » Voilà l’un des témoignages d’un soldat israélien, récolté par le quotidien israélien Haaretz qui rapporte que l’armée de l’État sioniste ordonne à ses militaires de tirer délibérément sur les civils gazaouis, lors des distributions d’aides humanitaires dans l’enclave palestinienne. Dans le même temps l’ONG Médecins sans frontières a demandé le démantèlement de la Fondation humanitaire de Gaza, mise sur pied par les États-Unis avec le soutien d’Israël, affirmant que ce dispositif « est un simulacre de distribution alimentaire qui produit des massacres à la chaîne », faisant état de « plus de 500 personnes tuées et près de 4 000 blessées alors qu’elles se rendaient à ces distributions en quête de nourriture ». Chez Netanyahou l’humanitaire a une forte odeur de sang.