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Une coupe du monde de foot la plus polluante de son histoire

C’est jeudi 11 juin qu’a lieu le coup d’envoi de la Coupe du monde de football 2026. Elle se déroule dans trois pays : les États-Unis, le Canada et le Mexique. Les organisateurs ont vu grand en organisant 104 matchs joués par 48 équipes dans 16 stades différents répartis sur tout le continent nord-américain. Les équipes, mais aussi les journalistes et les spectateurs qui les suivront, joueront dans des stades distants parfois de 4 600 kilomètres les uns des autres. Selon les spécialistes en pollution du CNRS et du Shift Project, un groupe de réflexion sur le climat, la compétition, qui ne dure qu’un seul mois, devrait relâcher dans l’atmosphère neuf millions de tonnes de CO2, soit l’équivalent d’une ville comme Rome durant toute une année. Cette pollution sera quatre fois plus importante que celle suscitée par les JO de Paris 2024, et près de deux fois plus que la précédente Coupe du monde de 2022 qui avait eu lieu au Qatar. Et la Fédération internationale de foot (la Fifa) compte faire encore plus fort en 2030, année où l’on célébrera le centenaire de la compétition. Elle se tiendra cette fois dans six pays (Maroc, Espagne, Portugal, Argentine, Uruguay, Paraguay) répartis sur trois continents. De quoi faire exploser les compteurs. Le ballon rond est à la fête, pas la planète.