Le 2 mars, Macron lançait dans un discours : « Pour être libre, il faut être craint. Pour être craint, il faut être puissant. » Il ne s’agissait pas de développement personnel mais bel et bien d’annoncer le renforcement de l’arsenal nucléaire français. Avant d’être une source d’énergie supposément bon marché, le nucléaire a été développé pour un usage militaire. Dans un contexte de réarmement généralisé et de tensions internationales accrues, Macron veut maintenir l’impérialisme de seconde zone qu’est la France dans la course. Mais, si les États font preuve de beaucoup de zèle quand ils perfectionnent leurs engins de mort, ils sont beaucoup moins regardants concernant les dangers du nucléaire y compris civil. La population en a fait l’amère expérience : au Japon en subissant les bombardements américains en 1945 à Hiroshima et Nagasaki, mais aussi ailleurs en faisant les frais des catastrophes des centrales nucléaires de Three Mile Island, Tchernobyl et, plus récemment en 2011, de celle de Fukushima.
R. K.