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Orléans : un an avec sursis requis contre un ex-gendarme qui avait tué un homme

Il aura fallu attendre onze ans pour que l’affaire Loïc Louise arrive devant la justice. Cet étudiant réunionnais de 21 ans est décédé suite à plusieurs décharges de taser alors que des gendarmes intervenaient à La Ferté-Saint-Aubin (Loiret) pour séparer un groupe de jeunes alcoolisés qui participaient à une bagarre lors d’une fête d’anniversaire, le 3 novembre 2013. Alors que Loïc n’était pas armé, il a reçu plusieurs impulsions électriques dans le thorax, une pratique considérée comme dangereuse. De plus, une fois au sol, il a été laissé sans soin pendant 20 minutes les gendarmes affirmant qu’ils avaient cru… qu’il dormait. L’auteur des tirs, qui a quitté depuis la gendarmerie, comparait simplement pour homicide involontaire, le délit de non-assistance à personne en danger n’ayant pas été retenu dans les chefs de poursuite. Mais demander une peine d’un an avec sursis pour la mort d’un homme dans ces conditions, ce n’est pas cher payé. Le ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau, va-t-il encore une fois s’en prendre « au laxisme de la justice » ? C’est peu probable.