Nos vies valent plus que leurs profits

Police des transports à Lyon, non merci !

Début de mandat fracassant pour la nouvelle présidente de la métropole de Lyon. Fin mars, Véronique Sarselli (LR), qui forme avec Jean-Michel Aulas le duo pour la défense du patronat lyonnais, a pris son courage à deux mains et a fait un tour de métro A ! La présidente du Sytral (l’autorité organisatrice du réseau qui est dirigée par la métropole) en a profité pour annoncer la création d’une brigade de police métropolitaine des transports. Une proposition fruit d’une longue réflexion (qui justifierait son augmentation de 700 euros par mois ?).

Il y a déjà 250 agents de contrôle et 120 agents de sécurité privée sur le réseau. La droite veut donc y ajouter 120 policiers municipaux, mesure justifiée par une prétendue augmentation des violences dans les transports en commun. Les chiffres avancés montrent un phénomène de tensions croissantes dans les transports, mais les solutions proposées reflètent tout le mépris de classe des bourgeois envers la majorité des usagers.

Après une journée de travail à bord d’un bus sans clim, entrecoupée de pause de plus en plus courtes, qui resterait de marbre face à l’insulte d’un usager, lui-même énervé d’avoir pris une amende salée pour avoir fraudé un ticket trop cher ? Contrairement à ce qu’a pu revendiquer la CGT des transports en commun lyonnais, ce ne sont pas 200 flics qui vont améliorer les choses. Mais plus sûrement 200 agents de médiation, formés à prévenir les conflits, sur un réseau gratuit pour tous, où il y aurait davantage d’embauches et de bien meilleurs salaires. Un premier pas pour lequel il vaut la peine de se battre !

Leny Bolzen