
C’est accompagné d’une panoplie d’hommes d’affaires français que Macron s’est rendu à Damas les 6 et 7 juillet. Oubliées les déclarations passées hypocrites : l’ancien chef de guerre, lié à Daech, devenu, avec l’aide de la Turquie et des États-Unis, maître de la Syrie, a mis une cravate et un costume du même bleu que celui de son homologue français.
Tant pis pour les Kurdes, dont on s’était un temps servi comme hommes de troupe au sol pour lutter contre Daech, avant de les abandonner à leur sort : comme les autres minorités nationales, ils n’ont qu’à rentrer dans le rang et se taire en subissant le nouveau régime. L’explosion de quelques bombes non loin l’hôtel qui accueillait le président français a tout de même rappelé la réalité du terrain !
Mais, après près de quinze ans de guerre, le marché de la reconstruction est prometteur – il est estimé à plus de 200 milliards de dollars . Les grands patrons, comme ceux de la multinationale du transport CGA-CGM, de Total-Energies et quelques autres encore, étaient là pour tenter de ramasser la mise. Cela vaut bien que le président ait un peu chaud aux fesses !
Olivier Belin