Le procès d’une quarantaine d’opposants au président Kaïs Saïed, accusés de « complot contre la sûreté de l’État » et de liens avec des groupes terroristes, s’est ouvert à Tunis. Au banc des accusés, pêle-mêle, des militants politiques, des avocats, des hommes d’affaires, des militants des droits civiques, des syndicalistes, etc. Comme le dit l’un des accusés, Ahmed Néjib Chebbi, il s’agit d’une procédure judiciaire qui vise « à terroriser les Tunisiens pour les dissuader d’exercer leurs droits politiques ». L’audience s’est ouverte en l’absence des accusés en détention, dont les autorités judiciaires ont décidé qu’ils comparaîtraient par visioconférence, et aucun des avocats de la défense n’a reçu une copie complète du dossier d’accusation. Une parodie de justice dénoncée par nombre d’associations de défense des droits humains qui pointent la persécution systématique des opposants par Saïed.