Nos vies valent plus que leurs profits

Macron en chef de guerre appelle… à se serrer la ceinture

Comme à son habitude Macron a adopté un ton martial lors de son allocution télévisée d’hier soir. Il voulait se présenter en véritable leader des pays du Vieux Continent qui, avant tout le monde, avait plaidé pour une défense européenne, autonome des États-Unis. Fort de cette affirmation, il appelle à multiplier les investissements publics et privés dans l’industrie d’armement et a accroître les effectifs des forces armées… sans augmenter les impôts. Ce qui signifie, même s’il se garde bien de le dire ouvertement, que le financement de l’effort de guerre se fera par des économies budgétaires dans d’autres domaines, c’est-à-dire – comme d’habitude – en coupant dans les dépenses sociales. Un nouveau serrage de vis est donc à l’ordre du jour auquel les travailleurs et les classes populaires devront s’opposer sans se laisser berner par les habituels discours sur « l’Europe est en danger » et « la patrie a besoin de vous ». Car comme le disait Anatole France : « On croit mourir pour la patrie ; on meurt pour des industriels. »