Nos vies valent plus que leurs profits

Dans Le Progrès — Municipales 2026 : Raphaëlle Mizony et Anthony Bruno, candidats du NPA-Révolutionnaires

Ci-dessous un article du Progrès

D.M – 02 déc. 2025

Étudiante à Lyon 2, porte-parole nationale du NPA-Révolutionnaires, elle était déjà candidate aux Législatives dans la 6ᵉ circonscription et sera numéro 1 sur la liste. Lui sera numéro 2.

Les deux militants du parti d’extrême-gauche insistent surtout sur le duo qu’ils forment pour la défense des intérêts des travailleurs. Des jeunes également, « futurs travailleurs ».

La liste « Lyon ouvrière et révolutionnaire » qu’ils présenteront en mars 2026 sera ainsi composée de cheminots, de techniciens, d’ouvriers, de conducteurs de bus… Anthony Bruno, lui, est aiguilleur du rail à la SNCF.

Interdire les licenciements

Parmi les principales revendications de leur campagne, figurent l’interdiction des licenciements, la gratuité des transports pour tous, la libre circulation et la régularisation de tous les sans-papiers.

Mais aussi une augmentation des salaires de 400 euros et aucun inférieur à 2 000 euros net, des services publics gratuits… Rien qui relève à proprement parler de compétences municipales.

Anthony Bruno a réponse à cela. « Notre programme n’est pas fait de réformes budgétisées. Ce ne sont pas les élections qui vont changer la vie. Ce que nous présentons, c’est un programme de lutte, un programme d’urgence. Car à Lyon aussi, les travailleurs sont menacés de licenciements chez Blédina, chez Boehringer Ingelheim, chez Jtekt … ».

Ni Aulas, ni Doucet, ni LFI

« Une propagande s’installe dans la jeunesse autour de la militarisation de la société avec le retour du service militaire et les coupes de budget dans l’Éducation, dans les Universités. Les jeunes sont directement concernés. C’est à eux de se saisir de tout ça pour revendiquer une nouvelle société », ajoute Raphaëlle Mizony.

« Entre Jean-Michel Aulas, patron multi-millionnaire d’un côté, et Grégory Doucet, écologiste pur bourgeois de centre-ville de l’autre », pas d’espace pour la défense des travailleurs, ni des jeunes, considèrent les deux candidats qui se démarquent aussi de la France insoumise. « Si ces candidats arrivent à la mairie de Lyon, ils composeront avec les budgets que leur attribueront l’État et le patronat ».

Une union avec Lutte ouvrière pour ces élections est, en revanche, souhaitée. Mais pas gagnée. De celle-ci dépendra la possibilité de listes dans les arrondissements.