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L’extrême droite, un danger pour les femmes

Avec la mort de Quentin Deranque, Némésis a gagné en notoriété. Ce groupe se réclame du féminisme pour servir un agenda raciste. Ces militantes désignent les étrangers, les Noirs et les Arabes comme une menace. Elles présentent l’extrême droite comme l’unique défenseuse des femmes. Cette stratégie masque difficilement un projet hostile aux droits des femmes.

Le vernis féministe craquelé…

Bardella, lui aussi, affirme que son parti défend les femmes. Lors des législatives, il avait pondu une vidéo présentant Le Pen comme favorable à l’IVG, alors que des élus RN avaient voté contre l’inscription du droit à l’avortement dans la Constitution. Il affirmait surtout que protéger les femmes « françaises » passait par la lutte contre l’immigration, sans jamais rien dire du sort des migrantes. Plus récemment, le député RN Jean-Philippe Tanguy a proposé de rouvrir les maisons closes. Derrière des bordels dits « progressistes », l’objectif restait de banaliser la marchandisation du corps des femmes.

… cache mal le sexisme

Au Parlement européen, Bardella et ses alliés refusent de soutenir des textes sur les droits des femmes, notamment l’IVG. Parmi leurs partenaires figurent Meloni et Orbán, opposés à l’avortement et promoteurs d’une vision traditionaliste de la famille, faisant de la maternité un devoir quasi patriotique (mais pas pour les lesbiennes !). Orbán a même organisé plusieurs fois à Budapest un sommet de la natalité réunissant des représentants ultra-réacs d’un peu partout.

Partout où l’extrême droite est au pouvoir, les femmes les plus fragiles, migrantes, lesbiennes et trans, voient leurs droits restreints tandis que progressent les politiques racistes et antisociales. L’extrême droite est au service des intérêts patronaux, certainement pas de ceux de la population, encore moins des femmes.

Marinette Wren

 

 


 

 

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