La guerre lancée le 28 février par les États-Unis et Israël contre l’Iran a déjà fait en deux semaines près de 2 000 morts, plus de 10 000 blessés et des destructions considérables, bâtiment rasés, dépôts de carburant en flamme… Auxquels s’ajoutent près de 900 morts déjà recensés et un million de déplacés au Liban où Israël commence à envoyer ses troupes au sol pour une nouvelle invasion.
Trump, qui se faisait fort de se débarrasser du régime iranien en quelques jours, achemine vers le Golfe 2 500 marines supplémentaire en vue d’une possible intervention militaire au sol.
Car, outre les capacités militaires du régime iranien de s’en prendre aux multiples bases militaires permanentes des États-Unis dans la région et aux pays qui les hébergent, le simple blocage du trafic pétrolier par le détroit d’Ormuz suffit à créer la panique dans les bourses du monde entier, le plus grand danger pour Trump dans cette guerre pour le contrôle des flux du pétrole.
Une guerre impérialiste de plus dans la région tant convoitée pour ses richesses : huit ans de guerre Iran-Irak (1980-1988) et plus d’un million de morts, où les puissances impérialistes ont joué dans les deux camps, deux guerres américaines en Irak (1990 et 2003), et vingt ans de guerre en Afghanistan, où la France et d’autres puissances européennes étaient présentes.
Dans ce monde où règnent les capitaux, dominer le marché mondial, rendre l’« America great again », ne se fait pas qu’à coup de surenchère sur les tarifs douaniers ; elle se fait surtout à coup de bombes sur les peuples.
17 mars 2026<
Sommaire du dossier paru dans le numéro 53 de Révolutionnaires
- À bas la guerre de Trump et Netanyahou
- Une guerre pour le contrôle du Moyen-Orient et son pétrole
- La guerre relancée au Liban
- Mauvais calculs ou chaos prémédité
- Du feu des pasdarans à celui des bombes
- Un nouveau piège pour les Kurdes ?
- Macron dans l’engrenage au nom de la défense des intérêts de l’impérialisme français
- États-Unis : une opposition grandissante à la guerre