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La trêve de Trump : calmer les marchés, pas la guerre

Cette semaine Donald Trump, cherchant à dégonfler quelque peu l’emballement sur le prix de l’essence par des déclarations rassurantes, affirmait qu’il allait reporter de nouvelles frappes sur l’Iran, notamment sur ses installations électriques, en vue d’éventuelles négociations. Les yoyos de la bourse sont, semble-t-il, très sensibles aux déclarations obscures et fluctuantes de la pythie de la Maison-Blanche. En quelques minutes avant ces révélations des milliers de contrats pétroliers ont été passés en bourse, laissant soupçonner la spéculation d’initiés, informés par avance du discours de Trump, lâchant au prix fort des stocks avant la baisse du prix. Le rythme des bombardements guidant le rythme des affaires.

Mais pour la population iranienne près d’un mois de bombardements prétendus ciblés ont détruit plus de 81 000 sites civils selon les estimations du Croissant-Rouge iranien. Le nombre de morts est inconnu : autour de 2 000 selon une ONG américaine et un millier de militaires, mais peut-être bien plus quand on voit à la télé les images de quartiers de Téhéran détruits. Et la trêve annoncée par Trump pour cinq jours ressemble bien plus à une trêve sur le marché pétrolier qu’à une trêve dans la guerre.