Yaël Braun-Pivet, la présidente de l’Assemblée nationale, dit aujourd’hui « regretter » qu’à son initiative un hommage ait été rendu dans l’Hémicycle au militant d’extrême droite Quentin Deranque, mort à Lyon au cours d’une bagarre. À la mi-février, elle avait demandé aux députés d’observer une minute de silence à sa mémoire. Mais, depuis lors, Mediapart a révélé quelques tweets du militant néo-fasciste qui affirmait notamment : « Moi, je soutiens Adolf, chacun son truc », « Mein Kampf est à faire lire à tous les lycéens ! » ou trouvait « très bien » que le Front national (ancêtre du RN) ait été fondé par d’anciens Waffen SS. Par contre, Braun-Pivet n’exprime aucun regret pour avoir participé à la campagne haineuse contre l’extrême gauche en général, et La France insoumise en particulier, suite à la mort de Deranque. Comme quoi elle fait passer ses intérêts politiciens avant tout. Ce qui ne peut étonner personne.