L’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) explique dans un rapport que l’alimentation est la source principale d’exposition au cadmium, un métal potentiellement toxique. En 2025, près de la moitié de la population présentait des expositions au cadmium dépassant les valeurs sanitaires de référence, selon l’Anses, qui relève aussi « une imprégnation au cadmium préoccupante à tout âge et dès le plus jeune âge ». Ce métal est notamment cancérigène, générateur de troubles de la reproduction et peut avoir des effets sur les os et les reins. Céréales du petit-déjeuner, pains, viennoiseries, pâtisseries, gâteaux et biscuits sucrés, pâtes, riz et blé, pommes de terre et certains légumes sont les aliments les plus contaminés. Pour réduire durablement l’imprégnation, l’Anses appelle donc à « agir avant tout à la source » de la contamination alimentaire : au niveau des engrais et fertilisants utlisés en agriculture, contenant souvent des engrais minéraux phosphatés, des effluents d’élevage et des boues de stations d’épuration. En résumé en repensant en grande partie le modèle agricole, un modèle qui fait passer le profit avant la santé. Et de ce point de vue il y a peu de chance que l’Anses soit entendue.