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À la SNCF Lyon, la grève fait tache d’huile

À la suite de la réussite du mouvement de grève du 10 avril, les grévistes de la région de Lyon se sont retrouvés le 23 avril devant le siège de leur direction. Cette date, proposée et votée à l’AG du 10, coïncidait avec la tenue d’un CSE au sein duquel devait être discuté le projet de suppression des contrôleurs de l’axe Mâcon-Lyon-Valence.

Le rassemblement des contrôleurs s’est progressivement transformé en une tribune contre toutes les attaques de la direction régionale. Plus de 120 agents, de métiers et chantiers très différents, se sont retrouvés pour discuter, s’exprimer et s’organiser. En plus des grévistes lyonnais, des collègues de Grenoble, Chambéry, Valence, Roanne et ailleurs se sont joints au rassemblement. L’ambiance et la détermination était telles que la proposition des directions syndicales de reconduire la grève à une nouvelle date unique – le 7 mai – n’a pas paru suffisante à la majorité.

Une bonne partie des grévistes qui se sont exprimés au micro ont déclaré vouloir aller plus loin, tandis qu’il germait depuis quelques jours dans la tête des contrôleurs l’envie de se mobiliser le week-end du 8 mai. Ces derniers ont donc proposé de partir en grève du 7 au 10 mai, avec une assemblée générale le 7, à l’occasion du rassemblement appelé par l’intersyndicale. Le vote qui a suivi a adopté cette proposition à plus de 70 %, preuve de combativité. L’expression démocratique du mouvement doit se poursuivre, car c’est bien aux grévistes que doivent appartenir la grève, son organisation et son expression ! Il est essentiel que des assemblées générales aient lieu de manière quotidienne sur les quatre jours de grève à venir.

Correspondant