
Chez Segafredo-Zanetti à Sotteville-lès-Rouen, les conditions de travail se détériorent de plus en plus. Cette entreprise de 250 salariés, qui importe, conditionne et commercialise du café est une filiale du groupe italien Massimo Zanetti Beverage, leader mondial de la distribution de café pour les professionnels de l’hôtellerie et de la restauration. L’industriel du café, qui distribue ses produits dans une centaine de pays et possède des filiales dans 36 pays, a annoncé il y a quelques mois un record de ses résultats financiers dans l’histoire de l’entreprise, avec des profits de 2 millions d’euros en 2025.
Pour s’imposer face à la concurrence et continuer d’augmenter les profits qu’il tire de l’exploitation de ses salariés, le groupe MZBG ne recule désormais devant rien. C’est surtout depuis l’entrée du fonds d’investissement QuattroR en 2024, suivi d’un remaniement de la direction et des stratégies de l’entreprise, que les conditions de travail ont empiré pour les employés de la filiale française située dans l’agglomération de Rouen. En production comme dans les bureaux, le management toxique et les ressources humaines sans pitié poussent les travailleurs de l’entreprise à bout, avec comme conséquences principales des accidents du travail et des burnouts qui se multiplient.
Les travailleurs se retrouvant pour la plupart désemparés par la situation, cherchent de plus en plus à quitter l’entreprise. La direction leur fait signer volontiers des ruptures conventionnelles avec des clauses de confidentialité pour ne surtout pas briser l’omerta. Les travailleurs de Segafredo doivent désormais s’organiser collectivement pour imposer à leur direction des conditions de travail à la hauteur de leurs attentes.
Correspondante