Expérimenté depuis un an et demi, l’uniforme à l’école visait, selon Gabriel Attal, son initiateur alors qu’il était ministre de l’Éducation nationale, à promouvoir l’égalité entre élèves, à assainir le climat des établissements, à promouvoir « l’égalité sociale » et à améliorer les résultats scolaires. Il concernait à la dernière rentrée 97 écoles, 14 collèges et quatre lycées, contre environ 90 établissements l’année précédente. Mais, comme le fait remarquer avec diplomatie le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, la première estimation de cette expérimentation a donné des résultats limités et « assez inégaux selon les établissements ». En bref, on n’est pas loin du flop. Comme le déclare Sophie Vénétitay, secrétaire générale du Snes-FSU : « Ce bilan confirme donc qu’on était bien face à une annonce sans lendemain de Gabriel Attal, qui était essentiellement à visée médiatique et politique sans jamais se préoccuper des vrais enjeux de l’école. » Quant à améliorer les locaux scolaires, baisser le nombre d’élèves par classe, augmenter l’effectif en enseignants et autre personnel scolaire, il n’en a jamais été question.