Nos vies valent plus que leurs profits

L’entourage de Raphaël Glucksmann se méfie… des milieux populaires

Candidat potentiel de la gauche à l’élection présidentielle, l’euro-député Raphaël Glucksmann, qui a créé et dirige la petite formation « Place publique », est quelque peu embarrassé par un document interne à sa formation qui vient d’être rendu public. Rédigé par sa future équipe de campagne, le texte de 48 pages lui conseille de tout miser sur les électeurs aisés et âgés plutôt que sur les smicards, les classes populaires, les demandeurs d’emploi, les jeunes des banlieues et les moins fortunés. Glucksmann s’est laborieusement défendu en affirmant qu’il était en désaccord avec ces conclusions. Cela dit, ce n’est pas la première fois que la gauche réformiste préconise une telle tactique. Déjà en 2011 le groupe de réflexion Terra Nova, proche du Parti socialiste, avait conseillé à celui-ci de se détourner de l’électorat populaire pour viser les catégories les plus aisées. Rien de très nouveau donc chez les sociaux-démocrates de toutes nuances qui sont devenus, au fil des décennies, des partis bourgeois comme les autres.