L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a convoqué une réunion d’experts face à la rapide progression de l’épidémie d’Ebola, déjà à l’origine de 131 décès présumés en république démocratique du Congo et de plus de 500 cas suspects. Son directeur général s’est dit « profondément préoccupé par l’ampleur et la rapidité de la contagion » alors que l’Agence sanitaire de l’Union africaine a déclaré une « urgence de santé publique » continentale. Il n’existe aucun vaccin connu contre le variant de ce virus et le seul remède efficace est le confinement qui demande la collaboration de la population. Ce qui n’est pas évident dans un pays pauvre, sur-exploité par l’impérialisme, où les transferts de population sont nombreux et dont une partie du territoire est ravagé par une guerre civile. Pour surmonter l’épreuve, le Congo aurait besoin d’une aide médicale internationale de grande ampleur. Qui pour l’instant n’arrive pas. Les États-Unis, sous la présidence de Donald Trump, se sont officiellement retirés de l’OMS et ont réduit leurs financements destinés à leur Agence pour le développement international (USAid), très impliquée dans la réponse aux précédentes flambées d’Ebola en Afrique. La seule décision qu’ils ont prise a été de fermer leurs frontières aux personnes originaires de cette région. L’épidémie va donc continuer de prospérer.