Le 23 mai, les femmes de chambre de Grenade ont repris la rue comme elles l’avaient déjà fait le 31 mai 2025. Près de 250 personnes étaient présentes.
Elles ne manquent pas de raisons de crier leur colère : des quotas de chambres à nettoyer impossibles à tenir, des heures de travail non payées, des conventions collectives non appliquées. En effet, à la place de la convention collective de l’hôtellerie, beaucoup de travailleuses se voient appliquer celle du nettoyage (surtout lorsqu’il s’agit de sous-traitants). Et cela n’est pas un hasard : la différence de salaire entre ces deux conventions peut aller jusqu’à 300 euros, en plus des différences concernant les congés.
Toutes y laissent leur peau ! Concrètement, des mesures de quantification de la charge de travail ont été mises en place sous la pression du syndicat des femmes de chambre – la CSTA (Coordination syndicale des travailleuses d’Andalousie) – dans deux établissements de Grenade. Elles ne laissent aucune place au doute : ces fiches de poste sont irréalisables. Les conséquences de cet abus : une usure physique énorme. Il faut donc réduire le nombre de chambres à nettoyer par jour, et améliorer les conditions de travail, en installant des roues sous les lits de tous les établissements afin de soulager l’usure physique que subissent les femmes de chambre.
Sans surprise, avec ces rythmes de travail, la retraite sera impossible pour l’immense majorité des travailleuses du secteur. Seulement 5 % des femmes de chambre parviennent à prendre leur retraite à l’âge prévu.
Les combats menés par les sections syndicales de CSTA dans plusieurs hôtels de Grenade ont gagné l’application de la convention collective, la mise en place de négociations que les entreprises et les hôtels ont été contraints d’accepter.
Lors de cette manifestation – pour les conditions de travail, le salaire et le droit à une retraite anticipée, le NPA-Révolutionnaires était présent. Notre délégation de plusieurs secteurs (dont la Poste, l’éducation…), de jeunes a apporté une solidarité internationaliste et de classe. Nos liens militants et organisationnels doivent se renforcer. Nos luttes doivent converger ! L’unité entre les travailleurs, les travailleuses et la jeunesse du monde entier est la seule voie !
Correspondante