Nos vies valent plus que leurs profits

Prisons : les hauts murs de la honte

La prison, une machine à broyer les pauvres

Avec le grand nombre de délits directement liés à la pauvreté, il existe une répression ciblée des quartiers populaires : l’enfermement dans les prisons concentre de manière particulièrement brutale les mécanismes de violence sociale produits par le système capitaliste à l’encontre des classes populaires.

Le discours du « danger » mobilisé pour justifier l’incarcération de certains profils, psychopathes ou pédocriminels, masque surtout l’échec de la prison à répondre à ces situations et à garantir une véritable protection collective. Pour neutraliser un individu dangereux pour lui-même ou pour les autres, la prison est même le pire des dispositifs. Ces situations relèvent de la santé mentale, de structures de santé adaptées, pas d’un isolement punitif qui ne fait qu’accentuer la destruction des personnes. Il est d’ailleurs révélateur de voir l’État multiplier les projets de nouvelles prisons tout en laissant dépérir le secteur psychiatrique, incapable d’assurer un suivi correct faute de moyens.

La prison ne réinsère pas : elle casse, elle marginalise, elle renforce la récidive en rompant tous les liens sociaux et humains. Ce n’est pas un outil de prévention et encore moins d’éducation, mais un outil de répression contre les « pauvres », vus comme une menace par les classes riches par le fait même qu’ils vivent de leur exploitation. Voilà pourquoi les révolutionnaires n’ont pas pour perspective d’aménager à la marge mais d’abolir la prison, tout comme les autres rouages de l’appareil d’État, gardien de l’ordre social capitaliste.

 

 


 

 

Sommaire du dossier du numéro 59 de Révolutionnaires