Nos vies valent plus que leurs profits

Le gouvernement s’en prend aux salariés en arrêt de travail

Le décret est paru au Journal officiel samedi dernier, 13 juin. À partir du 1er septembre 2026, la durée des arrêts de travail sera limitée à un mois pour une première prescription et à deux mois pour une prolongation, sauf exception en raison de l’état de santé du patient. La mesure s’applique aux différents professionnels de santé amenés à prescrire des arrêts de travail (médecins, sages-femmes, chirurgiens-dentistes…). Un autre décret, paru le même jour, fixe à quatre ans la durée maximale de versement des indemnités journalières dans le cadre d’un accident du travail ou d’une maladie professionnelle à partir de 2027. Comme l’a rappelé le ministre du Travail et des Solidarités, Jean-Pierre Farandou, il s’agit avant tout de faire des économies. D’où la décision de considérer peu ou prou les salariés en arrêt de travail comme des tire-au-flanc ou des resquilleurs potentiels qu’il faut remettre au pas. Quant à améliorer les conditions de travail dans les entreprises, sur les chantiers ou dans l’administration pour réduire le nombre d’arrêts maladie, le gouvernement n’y a pas pensé.