Dans cette multinationale riche à milliards qu’est la RATP, 40 % des bus parisiens ne sont pas climatisés. Et ceux qui le sont et qui fonctionnent ne permettent pas de diminuer la température de plus de 5 °C. Avec plus de 40 °C mesurés dans les bus, on a retrouvé des collègues au sol, certains ont fait des malaises y compris au volant. Dans les ateliers de maintenance aussi on vit sous serre ! Et quand des collègues se sont mis en droit de retrait, la direction les a poussés à déclarer un « malaise » et à rentrer chez eux. Pas de vagues ! Les collègues n’ont pas tous accepté ce « deal » qui aurait permis à la direction de masquer sa responsabilité. La colère monte, il reste à l’organiser collectivement.
Neige, intempéries ou canicule, quand les conditions de travail mettent en danger les salariés comme les usagers : on ne roule pas ! C’est la voie qu’ont empruntée la semaine dernière les collègues conducteurs de bus à Londres en débrayant collectivement pour obtenir la clim. Nos luttes sont incontournables pour obtenir des véhicules et des locaux adaptés (dont la climatisation), mais aussi une baisse du temps de travail et de la charge de travail sans perte de salaire ni de prime.
Correspondants